LES SACCAGES
LA LIGNE VERTE
LES PREMIERS SIGNES
LA LUTTE
LES SACCAGES
LES VOLS
LES HUMILIATIONS
LA SURVIE
VERS LES MESSAGES

Aprés le passage des engins

La récolte ne se fera plus

Cet abri est détruit

Que reste-t-il?

"Faire place nette"

Les gros engins de travaux publics font inexorablement leur travail.
Appuyez par les militaires de l’armée d’occupation, ils peuvent « nettoyer » le terrain.
Bientôt une grande cicatrice balafre les terres des fermiers de Jayyous. Nous la voyons se dessiner de Falamia et serpenter vers le bas du village pour ensuite remonter dans la vallée et frôler les maisons du village vers le sud. Ensuite elle se dirige vers Qalqilya où la bas, déjà, le mur « MUR », 8 mètres de haut emprisonne la ville.
Avant d’en arriver là, les oliviers furent défigurés. Ils sont encore pour certains, de part et d’autre de la saignée comme des pantins désarticulés, ébranchés, sans vie et surtout sans fruits. Sans leurs branches, ils apparaissent comme des arbres morts, morts foudroyés, noircis et abandonnés.
Les pelleteuses détruisent également les abris de jardin situés à proximité du tracé. Ce tracé aléatoire, sinuant à travers les champs, les vergers, les serres et les pâturages sans raison valable apparente.
Le seul but réaliste ; saccager le maximum de propriétés, détruire le plus possible de cultures et voler le plus de terres. Rendre la vie des Palestiniens impossible semble être le seul credo de ses concepteurs.
Une fois les abris de jardin, (lieux de vie où les fermiers remisent leurs outils et aime se réunir après le travail des champs), furent mis au sol, c’est aux serres que l’on s’attaqua. Des années de labeurs sont anéanties en quelques instants. Bientôt c’est place nette.

lemurajayyous
18/05/05